Bruxelles, le 14 juillet 2026 - 02:27:21
 
François Vieira
PhotoJournaliste accrédité* UE
*1999 - 2024
Membre du Syndicat des Journalistes à Lisbonne
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PRÉSENTE
EEAS - SEAE
Co-président de la déclaration
du Haut Représentant et du Royaume de Bahreïn
en tant que présidence du Conseil de coopération
du Golfe sur le détroit d’Hormuz
et la liberté de navigation.
À l’occasion du Forum de haut niveau sur la sécurité et la coopération régionales, tenu à Bruxelles le 13 juillet 2026, coprésidé par la Haute Représentante Kaja Kallas au nom de l’Union européenne, et Son Excellence le Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, Ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, en sa qualité de Président du Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe, le Haut Représentant et la Présidence du Conseil de coopération du Golfe ont publié la déclaration conjointe suivante :
1. L’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe réaffirment que la liberté de navigation, y compris le droit de passage par le détroit d’Ormuz, un détroit utilisé pour la navigation internationale, est garantie par le droit international, comme le reflète la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ces droits appartiennent aux navires de tous les États et ne peuvent être suspendus, entravés ou conditionnels par aucun État.
2. Nous condamnons fermement les attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz, ainsi que contre le territoire souverain des États de la région, dont Bahreïn, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman et la Jordanie. Ces attaques ont mis en danger des vies civiles et des marins, violé le droit international et la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations Unies, et sont totalement injustifiables.
3. Nous rejetons comme illégale toute affirmation de souveraineté ou de contrôle sur le détroit d’Ormuz par un État, et nous nous opposons à tout régime de permis, de péages de transit ou de frais de service imposés à la navigation internationale. Aucun arrangement, entente ou mémorandum bilatéral entre États ne peut gouverner ou restreindre illégalement le droit de passage à travers un détroit international, qui est garanti à tous les États par le droit international et ne peut être subordonné au contrôle ou à la permission d’aucun État.
4. Nous exprimons notre pleine solidarité avec les États touchés par ces attaques et avec les marins de toutes nationalités mises en danger. Une attaque contre la sécurité de l’un seul préoccupe tous ceux qui dépendent de la sécurité de cette voie navigable vitale.
5. Nous appelons l’Iran à cesser immédiatement et sans condition toutes les attaques et toute interférence avec la navigation maritime ; de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert, de manière durable et sans condition, péage ni droit ; et de se conformer pleinement au droit international ainsi qu’à la résolution 2817 du Conseil de sécurité. Nous rejetons l’imposition de tout mécanisme ou arrangement unilatéral ou illégal affectant le passage sûr à travers le détroit. Les États doivent travailler au sein des institutions internationales et régionales responsables de la gouvernance maritime, de la sécurité et de la sûreté, en particulier l’Organisation maritime internationale.
6. L’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe continueront de coordonner étroitement pour défendre la liberté de navigation, soutenir la protection du transport maritime international et des navigateurs, et promouvoir une paix et une sécurité justes et durables dans la région, conformément au droit international et à la Charte des Nations Unies.
7. Nous continuons d’appeler à la retenue et à réaffirmer notre engagement indéfectible envers le dialogue et la diplomatie comme moyens de résoudre la crise et de préserver la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
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