Bruxelles, le 25 juin 2026 - 02:18:44
 
François Vieira
PhotoJournaliste accrédité* UE
*1999 - 2024
Membre du Syndicat des Journalistes à Lisbonne
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PRÉSENTE

EUROJUST
L'opération Endgame se poursuit : une coalition internationale met les malwares hors ligne.
Un autre chapitre de l'Opération Endgame s'est terminé par la suppression réussie de malwares proposés à d'autres criminels pour d'autres activités criminelles.
Eurojust, avec les autorités judiciaires et les forces de l'ordre d'Allemagne, de Belgique, du Danemark, de France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada et d'Europol, a planifié et exécuté
des actions pour Désactiver l'infrastructure technique qui sous-tend le malware.
Lors d'une semaine d'action internationale qui s'est tenue entre le 15 et le 19 juin, les autorités ont réussi à perturber l'infrastructure de divers services de logiciels malveillants. Au total, 326 serveurset 142 domaines ont été neutralisés et 27 millions de jeux de données compromis ont été récupérés.
Trois variantes de malwares avec des fonctionnalités différentes ont été ciblées et neutralisées :
•Soc Gholish : permet aux parties non autorisées d'accéder aux systèmesinformatiques en distribuant de fausses mises à jour de navigateurs via des sites web compromis. Cet accès est ensuite exploité pour d'autresdélits, comme l'installation de ransomwares pour l'extorsion numérique.
•StealC : conçu pour extraire des informations sensibles telles quedes mots de passe et des identités numériques provenant d'ordinateurs compromis. Les données volées sont ensuite vendues ou utilisées pour d'autres activités frauduleuses.
•Amadey : un malware propagé via des campagnes de phishing, capable d'introduire d'autres malwares dans des systèmes compromis et de récupérer des données sensibles.
Cette semaine d'action est le dernier résultat d'une coopération étroite et soutenue entre les autorités du monde entier dans le cadrede l'Opération Endgame. Depuis 2022, Eurojust soutient les autorités judiciaires dans l'échange d'informations et la synchronisationdes actions. Avant la semaine d'action, l'Agence a réuni toutes les autorités concernées pour planifier l'opération. Pendant la semaine d'action, un canal de communication a été mis en place pour le suivi judiciaire.
Europol assurait la coordination opérationnelle et facilitait une collaboration fluide entre les agences de maintien de l'ordre des pays participants. Elle garantissait le partage d'informations en temps réel, fournissait un support analytique et technique etmenait des vérifications croisées sur l'attribution, l'infrastructure et les enquêtes financières.
Operation End Game vise le malware d'accès initial utilisé pour infecter les appareils. Les cybercriminels utilisentce malware comme une porte d'entrée pour infiltrer silencieusement les systèmes des victimes et voler des données sensibles. Encombattant la phase initiale de la chaîne d'attaque, l'opération frappe au cœur de l'ensemble de l'écosystème de la cybercriminalité en tant que services.
Les actions ont été menées par les autorités suivantes :
•Allemagne : Bureau fédéral allemand de la police criminelle ; Bureau du Procureur général de Francfort-sur-le-Main - Bureau de la cybercriminalité ; Office fédéral allemandde la sécurité de l'information
►Danemark : Service de Procureur Danois ; Police danoise
►France : Ministère public de l'Unité de cybercriminalité de Paris ; Bureau central contre la cybercriminalité (OFAC)
►Pays-Bas : Service du Parquet public néerlandais (Bureau national) ; Police des Pays-Bas
►Royaume-Uni : Agence nationale contre le crime
►États-Unis
►Canada
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